Le dimanche 9 novembre 2025, Journée internationale de l’entrepreneuriat féminin, j’ai animé à la Casa de la Juventud de Barbate (Cadix, Espagne) l’atelier « Au-delà de la vitrine : stratégies commerciales pour une boutique inclusive ». Il était organisé par AMAPE, l’Association des femmes indépendantes, professionnelles et cheffes d’entreprise de Barbate, financé par la Diputación de Cádiz (Services sociaux, Familles et Égalité) avec la collaboration de la mairie de Barbate.
Cinq heures, de 9h30 à 14h30, avec des commerçantes qui font vivre leurs boutiques dans la ville depuis des années. La devise résumait tout : « Des racines d’égalité, des fenêtres de changement ». Voici ce que nous avons travaillé, au cas où cela servirait à votre boutique ou à la formation de votre équipe.

Comment la formation était structurée
- Module I (30 min) · Next Level Retail. La boutique comme déclaration visible de valeurs, pas seulement comme lieu de vente.
- Module II (60 min) · Le client a changé. De la vente d’une aspiration à l’offre de représentation : le client veut se reconnaître dans la marque, et il sanctionne l’incohérence.
- Module III (60 min) · Atelier pratique de vitrinisme et de moodboard.
- Module IV (90 min) · Aménagement de la boutique et accessibilité. Accessibilité physique et sensorielle, cabines d’essayage, caisses et signalétique.
- Module V (30 min) · Conclusion et actions. Technologie, omnicanalité et engagements concrets pour chaque boutique.
La vitrine avec une perspective de genre
L’idée de départ : une vitrine dit à qui s’adresse la boutique avant que quiconque n’entre. Si elle montre toujours le même corps, le même âge et le même cliché « femme uniquement » ou « homme uniquement », elle laisse de côté une bonne partie de la rue. Quelques propositions que nous avons travaillées :
- Habiller plusieurs mannequins avec le même vêtement en différentes tailles, pour normaliser la diversité sans discours.
- Utiliser un mannequin assis pour présenter sacs, écharpes ou accessoires : cela change la lecture de la vitrine et ouvre la porte à celles et ceux qui se déplacent autrement.
- Présenter les accessoires comme universels, et non comme des « accessoires féminins ».
- En boutique, un accueil qui ne présuppose pas l’identité ni les goûts de la personne qui entre.



